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Les articlesUn peu d'histoire

Histoire

Noël au balcon Pâques aux tisons !

noel_au_balcon
 Je ne sais pas si cette observation météorologique populaire est toujours vérifiée, mais ce qui est toujours sûr, c’est qu’il ya un lien étroit entre ces 2 fêtes. Ce sont les fêtes chrétiennes les plus importantes : La naissance de Jésus (Noël) et sa résurrection (Pâques).
Si dans la société d’aujourd’hui Noël l’emporte sur Pâques, puisqu’elle déborde largement les églises chrétiennes, il faut rappeler que sur le plan théologique c’est la fête de Pâques qui prime. Pour les chrétiens c’est la résurrection de jésus Christ qui donne rétrospectivement de l’importance à sa naissance. Au point qu’au Moyen Age l’année commençait à Pâques. Ce n’est qu’en 1563 que Charles IX a imposé (Edit de Paris) le 1° Janvier comme début d’année. C’est de cette époque qu’on peut parler pour Noël de fêtes de fin d’année …
Il y a plusieurs raisons à ce revirement, la plus décisive sans doute est que Noël est une Fête fixe (25 Décembre) correspondant au solstice d’hiver (jour solaire le plus court) alors que Pâques est une date mobile, accrochée au calendrier juif qui est un calendrier lunaire. [Avouons que pour les comptables ce serait difficile d’avoir des exercices annuels dont le début serait flottant !]
Enfin Noël c’est la fête de l’Enfance, elle est moins étroitement liée à la spiritualité chrétienne que Pâques. C’est ce qui a permis à Noël de se « laïciser » d’une certaine façon et de devenir la fête de tous, quelles que soient les convictions religieuses…

La MALADRERIE des TEMPLIERS a-t-elle existé ?

ruines Peut-on encore parler de maladrerie ?
Y a-il eu des templiers au creux des gorges de l’Ardèche sur le site de la Madeleine ?
Nicolas Clément, docteur en histoire et archéologie médiévale, est venu au Garn ce Samedi 7 Décembre faire le compte rendu de la fouille scientifique qui a eu lieu en Avril dernier (2012).
Un auditoire attentif et passionné (plus d’une centaine de personnes) a suivi notre archéologue dans son analyse du site comme on suit une enquête policière.
Que retenir d’un exposé de plus d’une heure, si richement documenté de plans et de photos ?
Ce qui m’a frappé :

  1. la complexité administrative : le site de la Madeleine est sur le territoire d’Aiguèze mais appartient au Garn. En tout cas, il appartient au Gard et c’est à ce titre que le Conseil Général a financé partiellement la fouille…
  2. la présence d’une église semble prouver qu’il s’agissait d’un ensemble monastique.
  3. La présence des templiers n’est pas exclue mais elle n’est nullement avérée.. Le site n’est pas mentionné au Moyen Age. La plus ancienne trace écrite remonte à 1673 (dans un acte notarié pour une question de limite de terrain.) puis apparaît sur le cadastre de 1830. C’est la tradition orale, reprise par le Docteur Frankus au 19ème siècle (Voyage le long de l’Ardèche) qui fait état de templiers, qui se seraient réfugiés dans ce lieu reculé après la persécution de Philippe le Bel et la dissolution de l’ordre en 1310.
  4. L’existence d’une maladrerie est par contre contestée .Ce serait le Dr Frankus qui aurait imaginé cette activité compte tenu du caractère isolé et inaccessible du site.                        

Les fouilles semblent prouver le contraire : l’analyse des prélevés dans le cimetière ne permet pas de signaler la moindre trace de lèpre. Les monnaies trouvées dans le site sont d’origine lointaine ce qui montre que cet ensemble monastique était ouvert et non pas replié sur lui-même.. Enfin l’Ardèche était assurément une voie de circulation non négligeable.
Par ailleurs Nicolas Clément a montré que les grottes étaient très habitées du 6ème au 14ème siècle. La maladrerie semble relever d’une vision romantique (et d’un tropisme sanitaire) du Dr Frankus.

  1. une des difficultés des fouilles sur ce site vient du fait que beaucoup. de constructions reposent directement sur le rocher. Outre le fait que cela les fragilise, il manque l’humus qui piège débris de céramiques, pièces, ossements etc.… soit la matière première de l’archéologue. Néanmoins en analysant l’adossement des murs les uns par rapport aux autres, Hercule Poirot, pardon Nicolas Clément, a pu déterminer la chronologie des bâtiments les uns par rapport aux autres. Il en ressort qu’il existait un ensemble agricole (monastique ? laïc?) antérieur à la construction de l’église, qui elle est du 12eme siècle. Le début du site n’est pas encore daté pour le moment ?
  2. L’église a été agrandie au début du 13ème siècle, période où le bâtiment à arcades a été construit.
  3. A la fin du 13ème siècle on a édifié le bâtiment voûté
  4. Le site a été abandonné au 14ème siècle (pour quelle raison ?) et réinvesti au 17ème siècle comme charbonnière.
  5. Au 19ème siècle le dernier occupant était un berger…

On voit que cette première fouille scientifique, menée avec de nombreux bénévoles a permis de mieux comprendre ce site un peu mystérieux, mais qu’il reste beaucoup d’interrogations.
Pourquoi par exemple les squelettes exhumés de leurs sépultures étaient sans têtes ?
Une 2ème saison de fouilles est prévue en 2013 notamment pour compléter le travail dans l’église et le cimetière (reste à trouver le financement !)
Rendez vous au Garn dans 1 an pour la suite du feuilleton…

 

POURQUOI PONT SAINT ESPRIT n’est-elle pas une VILLE ROMAINE ?

Pville romaineourquoi le site de Pont Saint Esprit n’est pas devenu une ville à l’époque romaine, comme Lyon, Vienne, Orange, Avignon et Arles ?
C’est une question qu’on peut se poser et que se pose Alain Girard, conservateur du musée d’art sacré.
En effet toutes les conditions semblaient réunies : la vallée du Rhône était le principal axe de circulation des troupes et surtout des marchands. Ceux-ci quittaient le Rhône à l’embouchure de l’Ardèche, remontaient celle-ci et traversaient au plus court pour atteindre Bourges, puis remontaient la Loire pour embarquer en Armorique vers la Bretagne (l’Angleterre actuelle) d’où ils rapportaient notamment de l’étain.
Pourquoi une ville ne s’est pas constituée au confluent de l’Ardèche et du Rhône ?
Sans doute parce que le cours de l’Ardèche, très violent parfois, repoussait le Rhône dans l’actuelle plaine de Pierrelatte.. A la différence d’Avignon où le Rhône est coincé entre 2 rochers, le cours du Rhône n’était pas du tout stabilisé.
Il était donc trop aléatoire d’implanter un port et une ville digne de ce nom.
Voila pourquoi il existe de nombreux vestiges de villas romaines dans le environs mais pas d’urbanisation romaine constituée.
Comme toute thèse en histoire celle-ci peut être contestée mais elle a le mérite d’ouvrir une piste intéressante sur notre passé local.

RESTER sur le CARREAU …

Si vous visitez le Musée d’Art Sacré de Pont Saint Esprit vous admirerez, parmi beaucoup d’autres choses, la salle de justice de la maison des chevaliers
Rendre la justice, comme frapper la monnaie, était un des signes de suzeraineté.
La famille Piolenc, commerçants enrichis et anoblis, avait fait construire cette demeure pour affirmer leur puissance face au prieur de Cluny, Seigneur du lieu.
En 1302 ils favorisent la prise de possession du Roi de France (Philippe le Bel ) de ce qui deviendra Pont St Esprit. Pour faire honneur au Roi ils firent aménager cette salle de justice au plafond décoré magnifique.
Alain Girard, le conservateur, nous précise que, à l’instar des autres salles de justice, elle était partagée en deux :
La partie « haute », sur laquelle on rendait la justice, était munie d’un PARQUET de bois. Depuis cette époque on désigne les magistrats représentant l’Etat (le ministère public) par cette expression simple et mystérieuse : le parquet. Telle en est l’origine.
La deuxième partie de la salle ou se tenaient ceux qui ne rendaient pas la justice, témoins ou spectateurs, était dotée de carreaux. D’où l’expression « rester sur le carreau » : pour signifier qu’on n’est pas admis dans les instances de décision. Plus largement elle veut dire qu’on « n’est pas joués » comme diraient les écoliers dans les cours de récréation…
L’Histoire est toujours plus présente qu’on ne le croit dans notre actualité !

 

La CAPITULATION de LAPALUD

L’Histoire de France, vue des lunettes de St Julien de Peyrolas, est fort instructive. Il y a peu d’événements nationaux qui n’aient eu leur répercussion dans l’environnement proche.
Ainsi en est-il de la capitulation du Duc d’Angoulême le 8 Avril 1815 à Lapalud juste de l'autre côté du Rhône.
Qui était le duc d’Angoulême ?
C’était un des neveux de Louis XVI. Celui-ci avait 2 frères : le comte de Provence qui devint Louis XVIII à la chute de Napoléon en 1814 (la restauration) et n’avait pas d’enfants ; puis le Comte d’Artois qui devint roi à la mort de son frère sous le nom de Charles X . Ce dernier avait 2 fils : le duc d’Angoulême et le duc de Berry (assassiné en 1820).
Nous sommes donc en pleine Restauration : Napoléon a abdiqué (les adieux de Fontainebleau) sous la pression des alliés vainqueurs (Angleterre, Russie, Prusse et Autriche). Il a été exilé à l’île d’Elbe, au large de l’Italie.
Le 1er mars 1815 Napoléon qui s’est enfui de l’île d’Elbe, débarque en Provence. Il remonte par Gap et Grenoble (la route Napoléon) et rallie toutes les troupes envoyées contre lui.Le 20 Mars Napoléon fait une entrée triomphale à Paris, après que Louis XVIII soit reparti en exil à Gand en Belgique.
Mais la France n’était pas redevenue bonapartiste de façon unanime, loin s’en faut.
Le duc d’Angoulême, neveu du roi, rallie les troupes royalistes du Midi et tente de remonter sur Lyon. Le 8 Avril 1815, encerclé par les troupes de Grouchy (celui-là même qui fera défaut à Waterloo) il capitule à La Palud. Il s’enfuit en Espagne, par Sète. Malheureusement ses partisans royalistes sont massacrés à Nîmes par les bonapartistes.
L’aventure napoléonienne dura 100 jours et s’acheva par la défaite de Waterloo. Les puissances étrangères imposèrent le retour de Louis XVIII (« dans les fourgons de l’étranger ») et durcirent sévèrement les conditions de la paix : occupation de la plus grande partie de la France tant qu’une indemnité colossale n’a pas été versée.
Pour revenir à notre région, une véritable " terreur blanche "  se répand à Marseille, Avignon et surtout à Nîmes où a lieu une réplique aggravée du massacre des volontaires royaux du duc d’Angoulême. Le petit peuple royaliste massacre les bonapartistes et les notables protestants. 
Ce climat de guerre civile a marqué le clivage politique du Gard pendant tout le 19eme siècle et peut être au delà. 

En l'an 1000 fut créé le SOLFEGE

Au moment où les multiples chorales de la région (et à St Julien) reprennent leurs répétitions, il peut être utile de rappeler les origines du solfège.
L’initiateur de cette révolution musicale s’appelle Guido d’Arezzo. Il vivait autour de l’an mille.
Auparavant les « notes » de musique étaient marquées par des signes au dessus du texte à chanter. Guido d’Arezzo eut l’idée de répartir ces signes sur une « portée » de 4 lignes et surtout de veiller à ce que l’espace entre les lignes ait la même valeur. Ainsi les notes chantées n’étaient plus hasardeuses mais avaient la même hauteur selon la position sur la portée…
Ah ! J’oubliais de vous dire que Guido d’Arezzo était moine.
Les noms, qu’il a donnés aux notes, étaient inspirés de l’hymne à St Jean :
"UT queant laxis
REsonnare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum
SOLve polluti
LAbi reatum
Sancte Iohannes (SI)"
La traduction de ce texte latin est " Afin que tes serviteurs chantent avec leurs cordes libres la merveille de tes actions, éloigne le péché, o St Jean, de leurs lèvres indignes…
A noter que l'UT fut remplacé par le DO au XVII ème siècle"