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Les articlesUn peu d'histoire

Histoire

RUBRIQUES

  Le site que vous consultez est composé de rubriques (vie pratique, évènements, vie locale…etc.)
Cette habitude de décomposer une masse d’informations en « compartiments » remonte aux Universités du Moyen Age.
Le cours du professeur était recopié en de nombreux exemplaires destinés aux étudiants.
La page était divisée en deux colonnes, l’une destinée au texte, l’autre aux commentaires (comme sur le site !!!). Le texte était découpé pour faciliter la lecture et l’apprentissage.
Le découpage était signalé par des lettres initiales ROUGES (de RUBER, rouge, en latin).
Les RUBRIQUES étaient nées.
(pour plus d’information lire l’excellent livre de Chiara Frugoni ; le Moyen Age sur le bout du nez).

LES TOITS DE L’INFAMIE

Quand vous passez à La Bastide de Virac, ou mieux encore lorsque vous visitez le château de Roure (visite passionnante: musée de la soie et histoire locale) vous observez que les tours ont une curieuse terminaison avec un toit incliné. Certains pensent que c’est un régionalisme. Pas du tout. Ces toits portent la marque de l’infamie…

Reportons nous en 1628. C’est le début du règne de Louis XIII. Les protestants mécontents de la façon dont l’Edit de Nantes est appliqué (« à la rigueur ») se soulèvent sous la direction du duc de Rohan. Il vient du Languedoc avec ses troupes pour soumettre les garnisons catholiques du bas Vivarais. Il est accueilli à la Bastide de Virac par le Seigneur du Roure, huguenot.
Mais en octobre 1628 c’est la chute de La Rochelle. Les troupes royales avec Louis XIII arrivent en Vivarais, prennent et rasent Privas et défont les troupe de Rohan..
C’est la paix d’Alès (Juin 1629). En représailles les châteaux protestants sont rasés ou frappés d’infamie (leurs tours sont réduites de moitié et flanquées d’un toit incliné).

IL Y A 122 ANS, l’ARDÈCHE ETAIT EN CRUE

crueAvec la fin Septembre voici venir le temps des orages cévenols et des inondations.
Dans son livre « l’Ardèche, la Terre et les hommes du Vivarais » Pierre Bozon décrit la crue du 22 Septembre 1890 :
"L’Ardèche monta à 21 mètres sous le Pont d’Arc, soit les 2/3 de son ouverture et ses flots traversèrent le Rhône…La crue avance comme une muraille liquide qui peut se déplacer de 15 à 20 Kms à l’heure... A partir de l’orage qui le déclenche le flot ne met qu’une quinzaine d’heures pour rejoindre le Rhône. En 1890, 28 ponts furent démolis par la crue" et il y eu 50 morts à Vallon . .
Autant dire que tout le bas de St Julien fut balayé ! .
Heureusement aujourd’hui l’Ardèche est mieux maîtrisée (barrages) et les crues d’une ampleur bien moindre.

Depuis quand y a-t-il des Monuments aux Morts ?

Ça y est !drapeauLe monument aux morts de St Julien déménage…il quitte la place de l’Eglise pour prendre ses aises en face du lavoir sur la route du stade.
Bien sur le changement heurte toujours certains…mais c’est une responsabilité municipale depuis la guerre de1914-18. En effet auparavant il existait des monuments pour célébrer les victoires mais rien de systématique. L’Arc de Triomphe à Paris ne mentionne que les officiers supérieurs..Après la guerre de 1870 des monuments aux morts apparaissent ça et là….Mais c’est après 1914-18 et son 1,4 million de morts en France que les monuments se multiplient à l’initiative des anciens combattants et des municipalités.
Il ne s’agit plus de célébrer la victoire (on l’a payée trop cher) mais de faire mémoire du sacrifice de chacun des soldats tombés qu’on veut arracher à l’oubli.
On y a ajouté les morts de la 2eme guerre mondiale et des guerres coloniales.
Ici ou là, au cœur de nos villages, ils sont bien présents tous ceux qui sont « morts pour la France ».ils méritent notre respect …et qu’on pense à eux de temps en temps en passant devant leur monument !

LE CHATEAU DU NABAB

le nababLe château du Colombier situé au sud de notre ville est souvent appelé improprement le château du Nabab.
A propos savez-vous pourquoi ?
C’est à cause du roman d’Alphonse DAUDET : Le Nabab. Le romancier s’est inspiré du destin extraordinaire et romanesque d’un spiripontain, François Bravay, qui fit construire ce château pour son frère au XIXème siècle.
François Bravay nait en novembre 1817, est le fils d'un marchand de casseroles et d’outils agricoles de Pont-Saint-Esprit et l’ami d’enfance de Pierre Taillant.
le chateau du nababAprès des déboires financiers, il quitte la France et va tenter sa chance à Alexandrie. Grace à un heureux concours de circonstances et à l’amitié du vice-roi d’Egypte Saïd Pacha, il acquiert une immense fortune. De retour en France il se lance dans la politique, mène une vie fastueuse et dilapide sa fortune.
Il meurt aveugle et sans ressources à Paris. Il repose au cimetière de Pont-Saint-Esprit dans un caveau remarquable qu’il s’était fait construire.

Connaissez-vous Pierre Taillant ?

pierre_taillantQuel Peyrolais ne connait pas la rue Pierre TAILLANT à pont St Esprit ? Or savez-vous qui était cet homme ?
Pierre André TAILLANT est né le 17 Août 1816, à PONT-St-ESPRIT. son père exerçait la profession de taillandier, d’où lui venait son propre nom. Après une enfance studieuse où tous les nobles sentiments furent développés en lui, il entre au service en qualité d’engagé volontaire, le 31 Aout 1834.
Ses brillantes qualités militaires lui valurent de franchir rapidement les premiers grades et en 1852 il fut nommé Capitaine. Il prit part aux campagnes d’Afrique 1834-1836, d’Italie 18419-1850 et au siège de Sébastopol en 1855.
Pierre Taillant avait de magnifiques états de service lorsqu’il obtint le commandement de la place de Phalsbourg (Moselle) si importante pour la défense des Vosges. Sa carrière semblait terminée quand la guerre de 1870 éclata et procura au Commandant Taillant l’occasion de donner toute la mesure de son courage et de son patriotisme.
Du 15 Août au 12 Décembre 1870, il soutint dans la ville qu’il avait pour mission de défendre un siège de près de quatre mois. Sous un intense bombardement et au milieu de difficultés de toutes sortes (froid, rationnement, épidémie de variole), le Commandant Taillant fut vraiment l’âme de la résistance. Après avoir repoussé plusieurs offres de capitulation, il ne consentit à cesser le combat ‘que lorsqu’il ne resta plus ni un pain, ni une cartouche’.