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Les articlesUn peu d'histoire

Histoire

A propos des JARDINS

jardin medieval Les amis de l’Histoire de la région de Vallon Pont d’Arc organisent une exposition en mairie à Vallon pendant tout l’été. Différents sujets sont abordés : "le trésor de Leyris ", " des ardéchois révoltés pour la défense de la 2eme république " "l'histoire des jardins" etc.….
Le panneau sur les jardins est particulièrement intéressant.
L’étymologie du mot jardin vient du latin « hortus gardinus » ce qui veut dire « jardin enclos ».De hortus viennent les mots horticulture et horticulteur ; "gardinus" (clos) a donné naissance à jardin.
Autrefois le jardin était spécifié :
  Il y avait le jardin potager
               Le jardin bouquetier
               Le jardin fruitier
               Le jardin médicinal
Ce dernier s’appelait au moyen âge « jardin des simples ».il existait notamment dans chaque monastère. Les simples étaient des plantes ayant des vertus thérapeutiques. Elles sont à la base de la pharmacopée actuelle.
Il faut noter aussi dans l’histoire des jardins l’invention des « jardins ouvriers » par un prêtre du nord de la France au XIX ème siècle, pour lutter contre la misère et favoriser la convivialité.
L’étude détaillée des « compoix » (cadastres de l’ancien temps) permet de se faire une idée plus précise des ressources en eau et de leurs localisations.

LE SAVIEZ-VOUS ?

n2A Pont Saint Esprit la fontaine de la Navigation située sur le rond-point de la Place de la République dessinée par Gaston Bourdon fut surmontée en 1839 d’une statue sculptée par Paul Colin et fondue par Pierron d’Avignon. Elle se trouve sur un piédestal ouvragé en pierre avec des décoration en fonte, feuillages et petits animaux cracheurs (tortue, dauphin) au milieu d’un bassin octogonal avec quatre griffons ailés cornus à queue de poisson.Elle représente la navigation sur le Rhône, source de la richesse économique de la ville.
Cette fontaine est aussi assez souvent appelée fontaine de la déesse ou fontaine de Diane

AU FAIT SAVEZ-VOUS POURQUOI ?

n3A priori aucune raison. La déesse Diane (déesse de la chasse et de la lune) est traditionnellement représentée avec un arc et des flèches, une biche à ses pieds et quelquefois un croissant de lune dans la coiffure. Notre statue est accompagnée d’une ancre marine et d’un bouclier aux armes de la ville : rien à voir.  

La raison de cette appellation semble cocasse.
On prétend qu’une parente proche du maire d’alors Sébastien APOLLON SIBOUR aurait servi de modèle pour la statue ; Or DIANE était la sœur D’APOLLON. Pourquoi pas ?

MADAME de SEVIGNE, belle mère redoutable !

SevigneLe 19 Février 1971, Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan débarque à Pont St Esprit où l’attend son mari, François d’Adhémar de Monteil, comte de Grignan, lieutenant général de Provence.
Cet « exil » au château de Grignan va « contraindre » sa mère, Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné à lui écrire 2 fois par semaine pour raconter les potins de Versailles et s’enquérir de sa santé.
C’est ainsi que la littérature française s’est enrichie d’une de ses meilleures épistolières.
Grâce à elle nous savons que les voyageurs prenaient le « coche d’eau » à Lyon pour descendre dans le Midi sur le Rhône. Madame de Sévigné, lors de ses voyages pour rejoindre sa fille débarquait au port du Robinet, à la sortie du défilé de Donzère, au plus court pour gagner Grignan.
Lors d’un voyage sa fille et son gendre descendirent jusqu’en Avignon et manquèrent être fracassés contre les piles du Pont Saint Esprit (ou pont Bénezet ?)
Mais revenons aux retrouvailles des époux Grignan à Pont Saint Esprit : les effusions furent à la mesure de la séparation, puisque une grossesse s’ensuivit : un grand malheur pour la marquise. Elle faisait la guerre à son gendre : un « monstre d’égoïsme » qui s’obstinait à faire des enfants à sa femme !!! Madame de Sévigné était une mère possessive et intrusive..
Il faut dire à sa décharge que près de la moitié des jeunes femmes mourraient en couches, ce qui était arrivé aux 2 précédentes épouses de Grignan…
La relecture des lettres de « Maman mignonne » ne manque pas de sel ni de fraîcheur !

« ils couraient tout nu par la ville… »

coureurNon. Il ne s’agit pas d’une pratique naturiste au Moyen Age…
Un acte du 3 janvier 1321 précise que les habitants de Bourg St Andéol, qui seront « appréhendés en adultère », devront courir tout nu par la ville et payer un écu d’or au Sieur Evêque…
Cette disposition fut elle souvent appliquée ? On ne le sait pas.
Au delà de Bourg saint Andéol, les habitants de St Julien de Peyrolas convaincus d’adultère au Moyen Age devaient ils aussi courir tout nu ? On peut l’imaginer mais rien ne le prouve !

Trois siècles plus tard la répression se durcit un peu…les « polygames » payent une amende mais surtout sont fouettés et on leur accrochait 2 quenouilles pendantes à la ceinture…Visiblement on essayait de dissuader l’adultère par une pénalité financière mais surtout par le ridicule…l’histoire ne dit pas si c’était efficace….!
(Sources : Voyage au Bourg St Andéol par le Dr Francus)

A CHAUX et à SABLE

fours à chaux Autrefois les maisons étaient bâties « à chaux et à sable »,c'est-à-dire en mortier, à défaut de l’être en pierres.
Justement la production de chaux était une des spécialités du Sud de l’Ardeche.En effet le calcaire qui affleure dans plus du tiers du département fournit la matière première pour produire de la chaux.
Les « chaufourniers » concassaient des pierres calcaires et les faisaient chauffer dans des fours à chaux assez répandus dans la région de Bourg St Andéol et de Viviers. Les pierres brûlantes étaient ensuite arrosées et réduites en poudre appelée « chaux ». Mélangée au sable et à l’eau dans des proportions adaptées, elles formaient un mortier très solide.
Cette production artisanale a été remplacée au XIXème siècle par une exploitation industrielle à Cruas..: L’usine Lafarge, qu’on ne peut ignorer en remontant la N86.
La montagne St Victor est particulierement adaptée à l’exploitation du calcaire, c’est une immense carrière à ciel ouvert qui grignote progressivement la montagne. Mais aussi parce que le calcaire qui fournit la meilleure chaux (la « chaux hydraulique ») doit comporter entre 10 et 30% d’argile…c’est le cas à St Victor.
En 1864, Lafarge obtient le "contrat du siècle" en Egypte avec 200 000 tonnes de chaux hydraulique livrées en barils de bois pour la construction des jetées du canal de Suez….. A présent l'entreprise Lafarge, côté en bouse, a acquis un renom international (chaux et ciment)…
Il est drôle de rappeler que la montagne Saint Victor à Cruas appartenait à l’Evêque de Viviers et qu’il l’a cédé en 1749 à m de Lafarge en contrepartie du versement à chaque Noel « d’une hure de sanglier et d’un verre de vin blanc » !!!

y a-t-il eu des templiers dans les gorges de l'Ardèche ?

maladrerieLa maladrerie des templiers, située, au cœur de gorges de l’Ardèche, sur la commune d’Aiguèze et propriété du Garn, fait l’objet de fouilles durant ce mois d’avril. Qu’en ressortira-t-il ? peut-être tout simplement que les templiers n’ont jamais séjourné en ce lieu. En effet, selon les éléments en possession des chercheurs, aucune preuve avérée ne vient apporter la moindre certitude sur cette hypothèse. Aucune pièce de monnaie, pas de poteries ou vaisselles trouvées pour l’instant. Les recherches se poursuivant jusqu’à la fin du mois, sous la houlette de l’ archéologue Nicolas Clément. nous souhaitons à l’équipe en place de tomber sur « la chose » qui permettra de lever bien des doutes sur le passé et d’avancer en se basant sur des certitudes.
Pour la petite histoire, sachez que la première trace officielle de ces édifices dans les registres remonte à 1673 et que le début de la construction est estimée au XIIIème siècle.
Enfin, une conférence devrait être organisée très prochainement afin que les personnes intéressées par cette tranche d’histoire puissent interroger les chercheurs.
Notre site se fera un plaisir de vous informer de la date et le lieu de cette conférence dès que nous en aurons connaissance