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Les articlesUn peu d'histoire

Histoire

Philadelphe Delord , créateur de la léproserie de Valbonne

Ph Delord Philadelphe Delord, l'ami des lépreux .
Les hasards du calendrier ont fait suivre la conférence sur la bibliothèque de la chartreuse de Valbonne (dont il a été rendu compte sur ce site dans la rubrique articles histoire) 15 jours plus tard, par une conférence de Mr Thierry Pellecuer à Pont Saint Esprit sur le Pasteur Philadelphe Delord, fondateur de la léproserie de Valbonne.
Après le départ en Espagne des chartreux, Valbonne a été achetée par un industriel du Nord en 1907. Après sa mort en 1918, sa veuve cherche à vendre...
En 1926, lors d'une vente aux enchères à Uzès, la chartreuse est acquise par le pasteur Ph Delord pour le compte de l'association qu'il a fondé l'ASVMT (Association Secours Victimes Maladies Tropicales). Cette association est toujours propriétaire des lieux ....
Qui était Philadelphe Delord ?
Ce protestant né en 1879 à Beauvoisin dans le Gard, est devenu pasteur. Il part en 1898, comme missionnaire, à Maré petite ile près de la Nouvelle Calédonie. Il y rencontre le fléau de la Lèpre. Il fonde 2 léproseries et surtout met au point un médicament à partir de plantes locales et d'huile de chaulmoogra, qu'il appelle "l'aîouni"(l'exsaucé). Rentré en France, il organise un comité de soutien aux victimes de la lèpre dans les colonies .... Et crée des léproseries à Madagascar, Tahiti et dans les îles Loyauté. Il participe à la conférence internationale de la lèpre et noue de nombreux contacts avec les médecins spécialistes, notamment de l'institut Pasteur qui seront des partenaires fidèles de Valbonne tant que les lépreux y seront accueillis ...

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La mine de lignite de Saint Paulet de Caisson

mineursA l'occasion du 10ème anniversaire de la bibliothèque le 5 novembre 2011, Mr Paul Mandin , ancien président de l'amicale des mineurs, donna une conférence sur l'histoire de la mine.
Avant 1791, la lignite affleurant entre St Paulet et Carsan , les propriétaires des terrains concernés creusaient des puits et se livraient chacun pour soi à une exploitation désordonnée. En 1791 la Convention interdit le travail individuel des propriétaires et organise un système de concession minière. A St Paulet la 1ère concession fut de 8000 hectares (une bonne partie de Valcézard) car on pensait que le gisement était très important. La concession fut réduite en surface ultérieurement (mais pas en durée car elle était perpétuelle!)? En fait il s'agit d'une couche d'un mètre d'épaisseur qui affleure près de Carsan et suit une forte pente de 10% jusqu'à l'Ardèche. A St Paulet la profondeur est de 78 mètres.
Il aurait été plus logique d'exploiter plus haut avec une moin dre profondeur mais l'exploitation sauvage préalable ne permettait plus de creuser une mine en toute sécurité: le choix se porte donc sur St Paulet et la mine fonctionna jusqu'en 1962. Les mineurs (entre 30 et 120 selon les périodes descendaient dans des puits grâce à des échelles et gagnaient les galeries transversales, boisées, pour attaquer le lignite à 8 sur un front de 85m. Le lignite étaient évacué en charriots puis en trémies: Il était acheminé en charrettes vendues dans les environs: Bourg Saint Andéol, Bollène, Courtézon etc... A la fin l'exploitation fut reprise par Péchiney pour alimenter son usine de Salindres.
Le lignite est un charbon beaucoup plus récent (entre 60 et 100 millions d'années) que la houille (300 millions d'années). Il a un rendement calorique nettement inférieur à celui de la houille, c'est pourquoi il est considéré comme un charbon de deuxième catégorie, d'autant plus qu'il contient du soufre, ce qui rend sa combustion un peu désagréable (les anciens se souviennent de l'odeur de soufre qui régnait à St Paulet). Par contre il ne provoque pas de "coups de grisous" ce qui fut une sécurité pour la mine: Les mineurs circulaient avec des lampes à acétylène à flamme vive, sans danger. Le risque venait plutôt des inondations : 25 mineurs furent bloqués en 1959 et firent la "une" de France Soir (il n'y eut pas de morts). Parfois aussi le rocher qui surplombait le filon de lignite se détachait et provoquait des blessés et parfois des morts. Le rocher calcaire, plein de fossiles, renvoie à l'époque où toute la plaine était recouverte par la mer.

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MAI 1570 : L’ESCALADE DE St JULIEN de PEYROLAS

Les guerres civiles de religion, dans la 2eme moitié du 16eme siècle, ont fortement affecté notre région.
En 1570 les troupes protestantes autour de l'amiral de Coligny, du prince de Condé et du roi de Navarre (futur Henri IV) tiennent le Languedoc. En Mai Coligny décide de quitter Nîmes et de remonter vers Paris. Il divise ses troupes en 2 : Une partie passe l'Ardèche à Vallon, une autre à St Martin d'Ardèche.
Pour assurer la sécurité du passage, il « prend par escalade » St Julien de Peyrolas. Ce qui prouve que le bourg était bien fortifié et qu'il commandait le passage de l'Ardèche, sur la rive droite du Rhône.

Référence « De la Dent de Rez aux Gorges de l'Ardèche » éditions de l'Ibie

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Le palais des Evêques à Bourg Saint Andéol

Ce château fut, dès le XIIIème siècle, la demeure des barons de Bourg Saint Andéol . Ce sont les seigneurs de Mondragon puis palais évêquesau XIVème siècle les évêques de Viviers, qui en firent leur résidence. Il faut rappeler qu'au-delà de leur rôle religieux les évêques étaient souvent dotés de seigneurie : Outre Bourg Saint Andéol les évêques de Viviers disposaient aussi de la riche seigneurie de Largentière (mine d'argent).
Jusqu'au XVIIIème siècle les évêques successifs apporteront des agrandissements et des améliorations : La magnifique façade renaissance et la terrasse qui donne sur le Rhône et une cuisine avec double cheminée parmi les plus belles de France.
Au XVIIIème le pape exige que l'évêque de Viviers retourne dans son évêché : Il fait construire le magnifique palais qui est aujourd'hui la mairie de Viviers.
Le palais de Bourg Saint Andéol devient un petit séminaire. Suite à un refus d'agrandissement opposé par la mairie au XIX ème siècle, les locaux sont confiés à une congrégation religieuse qui anima une école privée jusqu'en 1998.
Depuis 2000 des propriétaires privés se sont pris de passion pour ce palais et se sont lancés dans la restauration grâce à une association loi 1901.
Le palais des évêques (16 rue de la poterne près des quais du Rhône) se visite. Prendre RV tel 04 75 54 41 76
Pour plus de renseignements consulter le site : http://www.palais-des-eveques.fr/fr/visite-du-palais/

Simone Weil et Saint Julien

simone_weilConnaissez-vous Simone Weil ?
Non, pas Simone Veil, l’ancienne ministre de la santé ; mais Simone Weil, la philosophe du siècle dernier. Eh bien cette femme célèbre a séjourné dans notre commune au début des années 40.
En effet, elle a été amenée à passer une période relativement brève de son enfance dans notre région ; Plus précisément, à Saint Marcel d’Ardèche dans la famille Thibon.
Arrivée en Avignon début juillet 1941, elle a aussitôt rejoint ses hôtes pour y passer l’été et l’automne de cette année là.
Au cours de son séjour, elle a été embauchée par un viticulteur de Saint Julien (famille Rieu) pour effectuer les vendanges, dans les vignes du compère, du 22 septembre au 23 octobre.
Mais comment est-elle arrivée à Saint Julien ?
En fait elle était une fidèle amie de Gustave Thibon, originaire de Saint Marcel d’Ardèche où il a vécu et philosophe notoire lui aussi,. Alors, pourquoi parle-t-on de Gustave Thibon ? Tout simplement parce qu’il était le mari de l’institutrice de l’école de Saint Julien.
Alors, de fil en aiguille, voilà comment les vignobles Peyrolais on eu l’honneur d’êtres visités par une philosophe émérite.

Le Cardinal de BERNIS ? Le grand homme de St Marcel d’Ardèche

bernisFrançois Joachim de Pierre de Bernis est né dans le château de St Marcel le 22 Mai 1715, l’année de la mort de Louis XIV. Comme tout cadet de famille noble, dont le père était ruiné de surcroît, il opte pour la carrière ecclésiastique, sans qu’on décèle chez lui de vraie vocation religieuse.
Très vite il devient un abbé de cour et sollicite du Cardinal de Fleury, alors premier ministre de Louis XV, un bénéfice (une abbaye en commande, un évêché…etc.) mais Fleury, prévenu contre lui à cause de sa fréquentation des salons mondains, lui dit: « Monsieur, tant que je vivrais, vous n’aurez pas de bénéfice » A quoi Bernis répondit « Eh bien Monseigneur, j’attendrai »
Ce mot d’esprit lui ouvrit les salons parisiens où se rencontraient les intellectuels de l’époque (les philosophes des Lumières).Bernis brille, fait des vers, correspond avec Voltaire .Il fait surtout la cour aux femmes du monde, qui ne lui résistent guère et subviennent à ses besoins. Mais tout ceci n’est qu’un pis aller pour Bernis, qui aspire à servir son pays et à rechercher la gloire.

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