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Les articlesUn peu d'histoire

Histoire

Le Cévenol Soubeiran co-inventeur du chloroforme.

Le saviez-vous ? le chloroforme a été découvert simultanément dans deux laboratoires différents assez distants l'un de l'autre.

soubeiranLe grand chimiste Allemand, Liebig, à Giessen et le Français Eugène Soubeiran à Paris.
Détail curieux, ni Soubeiran, ni Liebig, n'ont compris ce qu'était le nouveau produit. C'est Dumas (pas Bernard …) qui, quelques années plus tard, découvrit sa constitution, ses propriétés chimiques et lui donna le nom qu'il porte encore aujourd'hui. Et c'est encore beaucoup plus tard que le chloroforme fut découvert à son tour par la médecine.
Tout le monde connaît Liebig. Soubeiran a laissé moins de souvenirs. C'était cependant un grand chimiste. Né à Paris le 24 mai 1797, d'une vieille famille de protestants Cévenols, Soubeiran eut une jeunesse et surtout une éducation mouvementées par suite de la déconfiture de son père, agent de change à Paris. Ce malheur eut pourtant une heureuse contrepartie : en effet, le père Soubeiran, ruiné, organisa, pour faire vivre les siens, un petit atelier de filature et de blanchissage dans la banlieue Parisienne, à Houilles. Le jeune Soubeiran s'intéressa beaucoup aux opérations du blanchiment et bientôt il allait étudier la chimie et la pharmacie à Montpellier, où il fut blessé au cours d'une émeute en 1815.
Revenu à Paris, il devenait successivement interne des hôpitaux, puis pharmacien en chef de la Pitié et professeur adjoint à l'Ecole de Pharmacie. En 1832, il était appelé à la direction de la Pharmacie Centrale de l'Assistance Publique, à Paris, et, en 1853, il succédait à Orfila, dans la chaire de pharmacie de la Faculté de Médecine. Il mourut le 17 novembre 1858, ayant écrit de nombreux mémoires et plusieurs manuels ou traités de pharmacie théorique et pratique qui furent souvent réédités de 1826 à 1857. Ses élèves de l'Ecole de Pharmacie disaient de lui qu'il était soporifique : mais ce n'était qu'une boutade et un hommage : simple moyen de rappeler qu'il avait découvert le chloroforme.
Pour en savoir plus

 

Un bout de ST MARTIN en exil à PHILADELPHIE

Qu’est ce qui relie St Martin d’Ardèche à Philadelphie, une des villes fondées par les pionniers américains ?
Le château du Bosquet.
Ce château, situé légèrement en aval de St Martin, presque en bordure de l’Ardèche, est à vrai dire mal mis en valeur. Pourtant il fut construit par Claude de Tournon, évêque de Viviers, au début du 16ème Siècle.
Cet ancien aumônier de la reine Anne de Bretagne avait acquis, entre autres, la Seigneurie d’Aiguèze. Il n’était plus question d’habiter dans le donjon inconfortable situé sur le piton rocheux d’Aiguèze. Claude de Tournon fit donc construire ce petit palais Renaissance de l’autre coté de l’Ardèche.
Dans la 2ème partie du 16ème siècle le château passa aux Grimoard du Roure, la famille du pape Urbain V (un des papes d’Avignon). La magnifique cheminée qui se trouvait dans le salon porte les armes du pape (3 clés).
Malheureusement elle a été vendue au début du 20ème siècle et se trouve dans un musée de Philadelphie aux USA.

Histoire du grand schisme de la papauté 1378-1417

Le Dimanche 12 Mai 2013, la librairie Occitane de Bagnols et l’association d’histoire de St Gervais ont organisé une série de conférences historiques dans le cadre de la Chartreuse de Valbonne.
Notamment Paul Payan, enseignant en histoire médiévale à Avignon, a donné un exposé remarquable sur le Grand Schisme qui divisa la chrétienté de 1378 à 1417.
Pendant cette période il y eut 2 papes et même 3 à certains moments.
Non seulement cet épisode a marqué l’histoire de l’Eglise Catholique mais il a eu une importance politique non négligeable.
Comment se fait il, qu’il soit à peine évoqué dans l’histoire qu’on apprend au lycée ?
Les historiens catholiques se sont peu attardés sur ce passage peu glorieux de l’histoire de la papauté.
La République, au nom de la laïcité, a occulté dans son enseignement cette histoire de papes…
Et pourtant !

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LA PLAINE d’AURÈLE (07)

 Si vous vous promenez sur la jolie petite route qui part de Bidon et qui rejoint la route de St Remèze à Bourg St Andéol, vous serez étonnés de découvrir sur le plateau, au lieu dit de la plaine d’Aurèle, de curieuses constructions rondes…Seraient ce des abris de bergers en ruine au milieu des vaches et des petits veaux ? Plus loin des restes de bâtis en béton vous orienteront vers une interprétation moins bucolique…
En fait les allemands y ont construit en 1943 les infrastructures d’une importante station radar.
Les Alliés s’étaient implantés en Afrique du Nord et les allemands craignaient des atterrissages ou des parachutages importants dans cette zone bien dégagée et particulièrement propice.
La Résistance tente de faire sauter les installations sans succès mais ce sont les allemands qui dynamiteront tout avant de partir.
Notre terre porte encore, ici ou là, les traces des souffrances que vécurent nos parents dans cette guerre affreuse…Pour plus de détails lire la suite

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GOD SAVE THE QUEEN ou " Grand Dieu sauve le Roi"

Au moment où beaucoup d’entre nous vont regarder le match France –Angleterre et donc écouter les hymnes nationaux, il peut être intéressant de rappeler les origines du « God save the Queen « .
Ce qui n’est pas évident c’est que tout part de Versailles en 1685. Louis XIV a épousé Madame de Maintenon et révoqué l’Edit de Nantes, mais surtout ( !) il s’est enfoncé la plume d’un coussin de son carrosse dans le derrière. Abcès, douleurs…les onguents n’y font rien.
Le Roi souffre pendant des mois et de plus il ne peut plus siéger sur son trône, ce qui est contrariant pour un monarque…
L’abcès devient fistule et les chirurgiens se décident à l’opérer (sans anesthésie) avec un instrument spécialement créé pour l’occasion. Il faudra s’y reprendre à plusieurs fois mais à la Noël 1686 le Roi est guéri.
Les demoiselles de St Cyr chantent pour la guérison du Roi un petit cantique mis en musique par Lulli : « Grand Dieu sauve le Roi »
En 1714 Haendel passant par Versailles entend ce petit chef d’œuvre et l’accapare (Lulli est mort depuis longtemps).
A Londres, traduit en anglais, le " God Save the King "  devient l’hymne officiel de la cour du Roi Georges 1er.
Si par malheur l’Angleterre gagne vous vous consolerez en vous rappelant que leur hymne vient de la fistule de notre grand Roi !!!

Grands froids d'antan

hiverEn cette saison où le reste de la France nous envie une météo plus clémente, il faut se souvenir néanmoins que les « grands froids «  ont frappé durement notre région à certaines périodes de notre histoire…
L’an passé le froid a eu raison des mimosas et de beaucoup de palmiers.
1956 a marqué l’hécatombe des oliviers…
Mais dans le passé le grand froid signifiait disette et mortalité accrue.
L’année la plus emblématique fut incontestablement 1709, à la fin du règne de Louis XIV.L’eau gelait dans les verres à Versailles. Chez nous "il a fait un si furieux gel qu’il a tué tous les grains "  notait le prieur de Rochemaure. Or les blés (les bleds comme on disait alors) formaient l’essentiel de la culture de la vallée du Rhône et des plateaux de l’Ardèche.
Les paysans cultivaient ce qui leur était nécessaire pour vivre : des blés, un peu de vigne pour leur consommation courante, de l’élevage ovin, des raves…
Le grand froid de 1709 généra une famine mortifère. Les habitants n’avaient pas de ressources financières pour importer des grains d’autres régions…. De surcroît de nombreuses populations errantes descendaient des Cévennes ou même les châtaigniers avaient gelé !
On ne note pas ce genre de phénomènes au 19eme siècle.
Peut être les pics de froid ont été moins terribles, mais surtout le développement de la sériciculture (vers à soie) a donné à la région une aisance financière permettant d’acheter des grains à l’extérieur et d’éviter des famines.